1h02 - 2026 - Documentaire - France
De : Cathy Dubois
Dans la France des années 50, avant le temps des indépendances, ma mère, blonde aux yeux bleus, a aimé un beau Sénégalais. Il a disparu avant ma naissance. De lui ne me restent que la couleur de ma peau et les rencontres hostiles ou amicales qu’elle a suscitées. C’est dans ce commerce social que mon regard s’est formé, et que mon imaginaire s’est nourri.
Ce qui reste des amours de nos mères est une exploration de cette africanité qui est le territoire de mon identité rétive à toute étiquette. Un territoire sans frontière, porté par des images de la Bretagne, de mer et de bateaux rentrant au port. Un territoire où se mêlent le jazz de Jacques Schwarz-Bart, les bruits de la ville, le souffle du vent et le ressac des vagues.
Personne à la peau marron, j’ai grandi dans une famille et un monde de personnes à peau blanche. Celui à qui je devais la couleur de ma peau m’était inconnu. J’ai voulu réfléchir à ma filiation africaine, à ce que j’en avais fait et peut-être transmis. J’ai désiré retrouver ma “famille africaine”. Plus que des personnes précises, c’était la part d’Afrique que j’avais en quelque sorte incorporée qui m’intéressait. C’est ainsi qu’a émergé la question de la présence de “l’africanité” dans mon imaginaire de métisse sans ancrage.
Hélas, ce film n'est plus à l'affiche...
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